Susan Felix Pottery

Susan Felix Pottery

Susan Felix a toujours été artiste, mais aujourd’hui elle est aussi propriétaire d’entreprise, et fière de l’être, dans sa ville natale de Thunder Bay. Propriétaire-exploitante de l’atelier Susan Felix Pottery, elle réalise et vend une grande variété d’objets faits à la main, notamment des théières, des tasses, des bocaux, des bols et des assiettes. Grâce à l’aide financière qui lui a été consentie par la Société de gestion du Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario (SGFPNO), Susan a fait de sa passion de longue date une carrière et, avec chaque tour de sa roue de potier, elle façonne son propre avenir.

De la salle de classe au four

Susan a pris un engagement sérieux à l’égard du perfectionnement de son métier, cumulant huit ans d’apprentissage dans divers établissements, dont l’Emily Carr Institute of Art and Design à Vancouver, l’Université Lakehead à Thunder Bay et le Sheridan College à Oakville. Pendant quatre ans, elle a aussi été technicienne en céramique à l’Université Lakehead, poste qui lui a permis d’appliquer ses connaissances acquises en salle de classe.

Pendant sa dernière année d’études au collège Sheridan, Susan a présenté une demande d’aide financière auprès de la SGFPNO dans le cadre du Programme des jeunes entrepreneurs du Nord de l’Ontario, qui vise à offrir aux jeunes gens du Nord une aide financière leur permettant de lancer une entreprise dans le Nord. Bien qu’elle se soit aventurée dans le Sud de l’Ontario pour y obtenir son diplôme en céramique, Susan avait très hâte de revenir dans le Nord afin d’y poursuivre sa carrière.

L’aide financière que Susan a reçue de la SGFPNO a servi à l’achat d’un four de potier, une pièce d’équipement très dispendieuse qu’elle n’aurait pas eu les moyens de s’acheter à ce moment-là. Comme l’explique Susan, l’achat de cette pièce d’équipement essentielle si tôt après avoir obtenu son diplôme a permis d’accélérer considérablement son évolution comme entrepreneure.

«Sans four de potier, tu n’as pas de produit. C’est donc essentiel si tu veux être céramiste. Le fait que j’aie été en mesure d’acheter ce beau four fabriqué représente pour moi un rêve.»

«La majorité des potiers n’ont pas les moyens de s’acheter un four. Ils finissent donc habituellement par s’en construire un eux‑mêmes. Ça prend plusieurs années à perfectionner le four qu’ils ont fabriqué. Souvent, après avoir acheté les matériaux et fabriqué le four, celui-ci ne cuit pas bien. Les potiers perdent donc des milliers de dollars de produits et de temps avant d’avoir même réussi à vendre quoi que ce soit.»

Une artiste retourne à son lieu natal

Bien que le coût de vie moins élevé ait, certes, motivé sa décision de revenir dans le Nord y établir son entreprise, Susan a aussi été attirée par divers avantages personnels et professionnels que lui offrait sa ville natale de Thunder Bay.

«J’ai du soutien ici. J’ai de la famille ici. Nous avons ici une communauté de potiers déjà établie. Je suis membre de la confrérie des artistes, et ce depuis dix ans déjà. J’avais donc des amis dans le métier et les gens me connaissaient. Même avant de commencer mes études, je vendais des objets. J’avais donc une petite clientèle ici.»

La présence active de Susan dans le milieu artistique de Thunder Bay lui a également permis de tirer parti d’autres possibilités professionnelles, comme l’enseignement à mi-temps dans une école locale. L’importance qu’attache Susan au renforcement des liens avec la collectivité se manifeste aussi dans les conseils qu’elle prodigue à d’autres artistes qui cherchent à s’établir comme entrepreneurs.

«Si j’avais à donner des conseils, voici ce que j’aurais à dire. Si vous avez l’intention de vous lancer dans le métier d’artiste, il doit s’agir de quelque chose qui, à votre avis, vous soutiendra à long terme. Cela peut être très difficile, mais comme artiste, plus vous avez de collègues dans le milieu, meilleures sont vos chances de réussir. Alliez-vous donc à d’autres artistes. De cette façon, il y a un plus grand nombre de débouchés pour ce qui est [de la participation à des] expositions, des possibilités de vous faire connaître, de vendre et d’être membre de galeries d’art et d’espaces.»

La passion de toute une vie

Comme c’est sans doute le cas de nombreux autres artistes, Susan tire beaucoup de satisfaction personnelle du fait de pouvoir vivre de son métier. Elle explique que la poterie représente pour elle beaucoup plus qu’un intérêt professionnel.

«Pour moi, c’est la passion de toute une vie. Je suis très chanceuse, car malgré tous les défis que cela présente, je peux m’arrêter un instant et me dire que je fais quelque chose que j’aime faire. C’est tout un accomplissement.»

Dans l’avenir, Susan aimerait agrandir son entreprise pour y installer d’autres roues de potier et aménager un plus grand espace afin d’accueillir des étudiants ou d’employer un apprenti. Il s’agit là d’une bonne nouvelle pour d’autres jeunes artistes dans le Nord. Quand des entrepreneurs motivés comme Susan sont disposés à partager leur expérience avec d’autres et quand des ressources comme le Programme des jeunes entrepreneurs de la SGFPNO sont là pour venir en aide aux gens, il est possible de vivre de sa passion de toute une vie.

 

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